Le Nouveau Testament rassemble les écrits fondateurs du christianisme, rédigés au Ier siècle de notre ère au sein des premières communautés chrétiennes. Il prolonge l’histoire biblique en témoignant de la vie, de la mort et de la résurrection de Jésus de Nazareth.
Il s’ouvre par les quatre Évangiles — selon Matthieu, Marc, Luc et Jean — qui offrent chacun une perspective propre sur la figure du Christ. Les Évangiles synoptiques (Matthieu, Marc, Luc) présentent un récit structuré de son enseignement et de ses actes, tandis que l’Évangile selon Jean développe une méditation plus théologique sur le Verbe incarné.
Les Actes des Apôtres relatent ensuite la naissance de l’Église et l’expansion du message chrétien dans le monde méditerranéen. Les épîtres, en particulier celles attribuées à saint Paul, constituent un ensemble distinct : elles ne sont pas des récits, mais des lettres adressées à des communautés précises. Paul y élabore une réflexion doctrinale sur la foi, la grâce, la loi et la résurrection, jouant un rôle décisif dans la formulation théologique du christianisme naissant.
L’Apocalypse clôt le recueil par une vision symbolique et eschatologique, marquée par l’attente du jugement et de l’accomplissement final.
Rédigé dans un contexte de domination romaine et de diversité religieuse, le Nouveau Testament s’inscrit dans la continuité des Écritures juives tout en affirmant l’accomplissement d’une promesse messianique. Sa formation progressive, reconnue par l’Église des premiers siècles, reflète la transmission d’une mémoire vivante.